Et si on isolait avec un petit peu de liège

En tout premier lieu je remercie Olivier et Bernadette qui me prêtent un gros morceau de leur hangar ce qui va me permettre de bosser sous tous les temps et d’avoir accès à l’électricité. Ca me change clairement la dynamique de travail donc c’est nickel comme ça.

Je pensais enchaîner l’isolation après avoir repeint l’interieur mais plusieurs éléments m’ont fait repoussé cette étape.

Déjà je me suis dit que faire l’ouverture d’une baie sur le coté me permettrait de m’avancer un peu pour ne pas avoir a supposer l’emplacement théorique de cette même baie lorsque je ferais la projection du liège.

Après une découpe de tole plutot correcte et le collage d’un cadre en bois à l’interieur  pour poser plus tard le contre cadre qui sera lui meme vissé sur la fenetre, je commets ma première connerie. J’ai percé des trous dans la tole autour de ma découpe en me basant sur la largeur du cadre en bois. Dommage il aurait fallu d’abord verifié que ces trous ne dépassent pas du cadre exterieur de la fenêtre. Donc maintenant il faut reboucher au mastic. La soudure n’est plus une option car le cadre en bois est déjà collé. Merci d’avoir perdu une journée.

Au vue de la quantité de poussière générée par la découpe de tole pour la baie je décide de continuer avec la scie sauteuse pour faire mon ouverture sur le toit et préparer par la même occasion la pose du lanterneau.

La mise en place d’un nouveau cadre en bois ainsi que de supports métalliques sur le toit est plus compliqué car le toit du Master comme pour pas mal de fourgons est ondulé donc il va falloir créer des supports pour compenser ces déformations.

Que ce soit pour la baie ou pour le lanterneau, j’ai recu une aide sans précédant de mon père. J’ai perdu du temps pour la mise en place des supports car je suis tout simplement pas bon. Le cadre en bois intérieur de mon pére était nickel … heureusement qu’il y a au moins une personne qui tient la route.

Maintenant que les préparations sont faites je prépare les supports exterieurs du toit afin de les visser au support interieur en bois.

Allez on visse et on colle. Ce que je pensais realiser en une heure trente s’est transformé en 4 heures car les mauvaises découpes de ma part ont nécessité de nouvelles corrections.

Après avoir bataillé pendant ces quelques heures je mets enfin les serre joints pour essayer de tout bloquer le plus plat possible.

Je croise les doigts que mon travail soit suffisamment bon pour que je n’ai pas à corriger à la pose du lanterneau … il devrait pas y avoir de fuites normalement !!

Voilà je me suis dit que je pouvais passer à la suite … donc une bonne journée et demie a été nécessaire pour nettoyer et préparer le fourgon en protégeant toutes les zones qui n’ont pas besoin d’être isolé.

L’heure tant attendue est arrivée : le liège projeté !!

Première étape : le liège

Tout d’abord j’ai acheté un sac de 100 L de liège issu de bouchons de bouteilles. Le problème est que pour projeter le liège il faut une granulométrie inférieure à 2 mm or ce liège est estimé entre 0 et 5 mm. Donc mon premier challenge est de mixer le liège et de le tamiser (tamis de 12) pour atteindre le diamètre voulu.

Le but c’est d’arriver au niveau de droite
Merci à Isa pour le blender et désolé pour une des lames

Après avoir consacré un bon nombre d’heures à torturer le mixeur pour réaliser un bon tiers des 100L, une nouvelle option s’est présentée par l’intermédiaire d’Adrien. J’ai pu, grâce à son aide, raccourcir en une très grosse après midi le mixage. Pour réaliser cet exploit nous avons utilisé son broyeur à céréales.

Deuxième étape : les compresseurs

Préparation obligatoire pour jumeler les compresseurs de 50 L et pouvoir profiter des deux en même temps sans débrancher l’un ou l’autre. Merci à Lolo et Olivier de me prêter leurs compresseurs.

Grace encore à une bonne idée de mon père nous branchons les compresseurs avec un régulateur de pression qui ajuste la pression à 5 bars dans mon pistolet.

Troisième étape : le mélange magique

Un peu d’appréhension sur le mélange car je ne sais pas si je suis sur le bon dosage, ca va être la surprise.

La recette que j’ai utilisé :

  • 4 L de liège
  • 1 L de colle
  • 1 L de liant acrylique
  • 40 cL d’eau
  • Pigment rouge

La mixture finale .. ca fait une bonne pate à crèpes … un peu rouge quand même

Quatrième étape : la projection

Une paire de lunettes, la combinaison et un bonnet et je suis prêt !!

Plus qu’à projeter cette première couche … et voilà quelques photos le lendemain. Ca s’est pas trop mal passé malgré des bavures car j’ai été trop généreux.

Après 2 jours de séchage, une nouvelle couche … plus rouge celle là.

Encore 2 jours d’attente et nous voilà à la troisième couche partielle sans pigments. Il me manquait de la colle et du liant donc je n’ai pas fini et ca se voit.

Je trouve le rouge plus joli donc je reprends le pigment rouge restant pour faire la quatrième couche

La neige me stoppe pour quelques jours car je ne veux pas projeter à ces températures trop basses, la chaleur est nécessaire pour un bon sèchage donc patience !!

Je me suis dit que le fourgon ne devrait pas prendre de neige car il est sous un hangar.

Une belle erreur de ma part enfin c’est surtout de laisser les fenêtres ouvertes qui sera ma connerie de la semaine car je n’avais pas réfléchi que le vent peut emporter la neige à plusieurs mètres sous un toit.

Après avoir nettoyer ce bel exploit intellectuel, je décide de démarrer pour lancer le chauffage et là c’est le drame … batterie à plat … le sort s’acharne !!

Plus qu’à se tourner vers le chauffage pétrole pour résoudre ce faux pas.

‘Quand on est con, on est con’

Et maintenant voiçi venu le moment tant attendu de la dernière projection … et voilà le résultat final.

La dernière couche me sert surtout à finir la colle et le liant. Il me reste encore quelques litres de liège mais ca implique de racheter encore du liant et vu qu’il coûte un bras je vais m’arreter sur cette couche.

La première étape d’isolation est terminée, l’étape suivante va pouvoir démarrer !!!

4 commentaires sur “Et si on isolait avec un petit peu de liège

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    1. Salut Razou
      Ca commence a prendre forme.
      Oui je vais mettre de la laine biofib trio qui est un mélange de lin, coton et chanvre. Je viens de faire la découpe des tasseaux pour le plancher donc ca va beaucoup changer dans les prochaines semaines.
      Tu verra tout ca bientot j’espère .. si j’avance à un bon rythme.
      Bisous

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    1. Bonjour,
      Je me suis inspiré de plusieurs sites pour faire le mélange qui utilisaient des colles vinyliques blanches donc j’ai pris celle la sachant que le prix restait bas pour cette colle. Est ce que celle de moquette fonctionne je ne pourrais pas dire. Je ne connais pas trop la viscosité de la colle moquette par rapport à une colle blanche classique qui est assez liquide car il ne faudra pas avoir une mélange trop épais, qui pourrait se bloquer dans le pistolet, et de devoir rajouter beaucoup d’eau pour compenser. Sinon j’imagine que du moment que la colle n’a pas de solvant, elle n’altérera pas le liant mais ce n’est que mon avis.
      Donc au final le seul moyen de vérifier serait de tester.

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